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Pascale Luciani-Boyer

Elle est élue locale et entrepreneure, administrateur de l’Agence Régionale Ile de France pour le numérique « la Fonderie » et vice-présidente du Medef est-parisien, elle est nommée depuis avril 2013 au Conseil National du Numérique par décret ministériel pour 3 ans.

Ancienne Présidente de la commission numérique pour l’Association des Maires d’Ile de France (AMIF) et représentante sur des sujets TIC pour l’Association des Maires de France (AMF), elle fût longtemps au Conseil d’Administration de l’Association « Ville internet».

   

de la Puissance publique à la Puissance citoyenne, un défi majeur des territoires


Partie 1

Vers une société numérique du « tous pour tous »


Partie 2

La mutation numérique issue des territoires


Partie 3

Les belles histoires de nos villes

l'élu(e) face au numérique


CHAPITRE INTRODUCTIF

Un pour tous, tous pour un, tous pour tous


Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées.George Bernard Shaw (1856-1950), écrivain irlandais, Prix Nobel de littérature

Cette citation a d’autant plus de sens à l’heure du numérique où il est fondamental de ne pas s’égarer dans l’ordonnancement. Ce n’est pas la technologie qui agit sur le monde et sur les hommes, mais ce sont les hommes qui, en l’utilisant, agissent sur le monde. Tout comme c’est avec l’usage de ces technologies que naissent les transformations sociétales, les mutations émanent des territoires avant de parvenir à l’État et non pas l’inverse.
Le phénomène, induit par le numérique, de « révolution » au sens littéral d’une rotation à 360° peut être traduit par l’image du « tous pour tous ».
En effet, si nous appliquons à notre sujet la devise d’Alexandre Dumas, « Un pour tous et tous pour un », nous aboutissons à la devise suivante : « Un pour tous, tous pour un et tous pour tous ».
La première partie, « un pour tous », représente le début d’Internet, le Web 1.0 : plus vite, plus loin, plus nombreux. En un mot, un individu, une entreprise, une organisation peut toucher plus de monde plus rapidement et plus loin que par le passé grâce à Internet. Les échanges entre individus, entreprises ou administrations ne sont pas transformés mais accélérés. Les échanges ne sont pas modifiés dans leur essence mais plus nombreux et plus aisés. Nous étions donc entrés dans l’âge des NTIC dans lequel le mode descendant, ou top-down, restait la base de notre organisation hiérarchisée. La deuxième partie, « tous pour un », représente le Web 2.0, lequel n’est pas une technologie nouvelle mais une utilisation nouvelle de cette technologie qui institutionnalise un mode d’échanges ascendant de tous les individus vers un autre individu, une entreprise, une administration.
Le système s’inverse pour offrir à tous les individus la possibilité d’une participation, d’une contribution à une idée, un projet ou un produit. Nous avons évolué en donnant à chacun la possibilité de remonter vers le dirigeant, l’entreprise, l’administration. C’est l’âge des TIC qui, en perdant leur qualificatif de « nouvelles », deviennent plus accessibles et offrent le bottom-up, ce processus ascendant, partant de la base pour faire émerger un service, une solution, une idée au sein d’une entité unique.
Avec le « tous pour tous », sont associés le top-down et le bottom-up reliant le descendant et l’ascendant, tel un sablier dont le goulot d’étranglement serait le dirigeant, l’entreprise, l’organisation, qui ne devient alors que l’intermédiaire, la plate-forme d’échanges entre ces flux ascendants et descendants partant des individus pour rejoindre les individus.
Nous sommes actuellement entrés dans cet âge, l’âge du numérique, rendu possible par l’accessibilité d’un plus grand nombre aux usages nouveaux et qui entraîne de profondes évolutions de nos échanges, et pas seulement en matière d’information, mais aussi en matière économique ainsi que dans les domaines de l’entraide et des services. Cet âge actuel revisite la proximité et notre citoyenneté. Le « tous pour tous » est à nos portes.




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